En gros, ça donne quoi?
"Marianne, vingt ans. Les barreaux comme seul horizon. Perpétuité pour cette meurtrière. Indomptable, incontrôlable, Marianne se dresse contre la haine, la brutalité et les humiliations quotidiennes.
Aucun espoir de fuir cet enfer, ou seulement en rêve, grâce à la drogue, aux livres, au roulis des trains qui emporte l'esprit au-delà des grilles. Grâce à l'amitié et à la passion qui portent la lumière au coeur des ténèbres.
Pourtant, un jour, une porte s'ouvre. Une chance de liberté.
Mais le prix à payer est terrifiant pour Marianne qui n'aspire qu'à la rédemption..."
J'ai adoré cette lecture. Je me suis vraiment demandé comment tout ce qui est prévu au programme allait pouvoir rentrer sur mille pages... C'est quand on commence à connaître Mme Giébel (pour ma part, après cette lecture) qu'on se met à lui faire entièrement confiance =)
L'histoire se divise donc en deux grosses parties, beaucoup de huit-clos (j'adore, j'adore, inutile ne vous le rappeler). Vous allez vous dire "haha du huit-clos en prison, Julie, c'est un peu logique", oui mais non. Tout est centré sur Marianne. Une héroïne que j'ai tour à tour adoré, puis détesté! Je faisait mon Jiminy Cricket en disant "Mais merde arrête, t'es débile ou quoi! Pourquoi tu fais ça!" ou alors je l'encourageais. Je pars donc du principe que, quand on se transforme en coach-lecteur pour le héros du livre, c'est qu'on accroche énormément.
Encore une fois, impossible de se faire une idée fixe sur les personnages dès les premières lignes qui les concernent. On en apprend toujours sur eux, l'histoire est blindée de surprises tant au niveau des personnages que de l'intrigue... Je pensais avoir tout vu passée la 800ème page, mais non, non non, Mme Giébel nous garde toujours de jolis sursauts tout au long de ses histoires.
Ce que j'adore, c'est avoir ce moment, quand je lis un bouquin où je me dis "Mais comment il/elle va s'en sortir? Mais il va falloir 500 pages en plus!? Non? Y'a pas de fin à ce livre, y'a une suite c'est pas possible?" Hé bien non, il y a tellement de talent que l'histoire n'est même pas bâclée, la qualité est là du début à la toute fin. Après, je n'ai pas forcément aimé la fin de cette histoire, mais cela n'empêche pas que c'était une bonne fin.
Bref, sans vous spoiler sur quoi que ce soit, si vous lisez ce livre, préparez-vous à être le témoin impuissant de moments que vous ne souhaiteriez jamais vivre. Vous vous sentirez presque emprisonnés avec Marianne, vous aurez envie qu'elle se batte, puis qu'elle abandonne. Rien n'est téléphoné, cliché dans cet ouvrage. Il y tout de même certaines longueurs (et je ne parle pas en quantités de pages), mais certaines situations se répètent un peu, mais cela rajoute à ce sentiment d'étouffement inhérent au livre. A ce thème d'enfermement, ou tout se répète, chaque jour, dans la monotonie et dans la souffrance, s'ajoute à la séquestration, l'isolement certes, mais cette proximité soit malsaine, soit précieuse avec les autres va permettre d'amener certaines nuances à l'histoire qui va grandement compenser le côté répétitif du roman.
Pour terminer, j'ai vraiment pas perdu mon temps en lisant "Meurtres pour Rédemption", c'est une expérience ou j'ai été mise à contribution, ou je me suis sentie impliquée émotionnellement, je n'ai pas été une simple spectatrice, et c'est ça que j'aime dans la lecture. Ne pas juste apprécier l'histoire, non, ressentir des choses fortes, ouvrir de grands yeux en parcourant les pages, avoir le coeur qui bat pendant certains passages, serrer les dents pendant d'autres, bref! Etre "active"!
Merci encore à Mme Giébel, toujours un style franc, sec, qui va droit au but, même sur presque-mille-pages haha!
En tout cas je donne à ma lecture la note de 4,5/5 (bémol pour le côté répétitif de certaines situations, mais c'est vraiment pour chipoter car je ne vois aucun autre point négatif!)
Je vous souhaite de jolies lectures, et à très vite!


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